La gestion de l’eau sur le territoire de Paris La Défense

La gestion de l’eau sur le territoire de Paris La Défense

La récente Journée mondiale de l’eau, sous l’égide de l’Unesco, est l’occasion de rappeler l’importance et la fragilité de ce bien commun de l’humanité. Celle aussi de passer en revue les actions de Paris La Défense pour gérer cette ressource de façon durable et raisonnée.

Un arrosage différent selon les espaces verts… et la météo !

Parcs, squares, jardins, terrasses, places, esplanades… 35 % de l’espace piétonnier du quartier d’affaires est végétalisé, ce qui représente 37,35 hectares. Responsable de leur entretien, Paris La Défense travaille à rationaliser la consommation en eau en intégrant les contraintes d’un climat plutôt méditerranéen sur une dalle à plusieurs mètres au-dessus du sol.

Premier principe : réduire en amont les besoins en eau puis arroser de façon personnalisée selon les types de végétation. « Pour les espaces verts, nous tenons compte de l’intensité d’usage, de la profondeur du sol et de l’importance de la surface », explique Françoise Ségalard, référente Eau et espaces verts de la Direction de l’Ingénierie et des services au territoire de Paris La Défense. « Notre station météo contribue amplement à cette gestion raisonnée de l’eau », précise-t-elle. « De fait, elle nous permet d’ajuster les quantités versées selon le niveau de pluie attendu. Si les précipitations ont été suffisantes, la station coupe l’arrosage. »

Des systèmes de goutte-à-goutte sont également déployés en plusieurs points stratégiques. Particulièrement adaptés aux arbustes, ils permettent de réduire de 50 % la consommation d’eau. Un bon entretien global est également indispensable dans cette gestion quotidienne de l’eau. C’est ainsi que quatre agents de Paris La Défense vérifient notamment l’étanchéité, la maçonnerie, l’état du dallage et la propreté de l’espace public. Le contrôle passe aussi par une bonne gestion des capteurs d’eau pour éviter les fuites.

Résultat de tous ces efforts : la consommation est passée de 113 000 m3 en 2020 à 46 600 m3 en 2021. « De bons résultats qu’il faut cependant tempérer car l’été 2021 a été relativement pluvieux. Au lieu de deux mois, l’arrosage s’est limité à trois semaines », commente Françoise Ségalard. Paris La Défense souhaite également poursuivre la labélisation « éco-jardin » lancée en 2020 pour le jardin des Reflets, et devrait ainsi être audité durant l’été 2022 pour labéliser d’autres sites : Jardin Majunga, Jardin de l’Arche, Jardin des Reflets, Place de l’Iris, Parc Diderot, Square de la Dame Blanche, Terrasses Boieldieu, Jardins partagés Boieldieu, Square Regnault, Rue Regnault et Oxygen.
Pour en savoir plus sur les espaces verts de Paris La Défense

Trames vertes et bleues à l’échelle du territoire

Paris La Défense adopte une démarche collective afin d’être plus efficient sur une thématique aussi transverse. C’est ainsi que, durant l’été 2021, l’établissement public a signé, avec vingt autres partenaires territoriaux, le contrat Eau, Trame verte et bleue, Climat 2020-2024. Ce document décrit les enjeux, les objectifs, les programmes exemplaires en place et les engagements des parties prenantes.

C’est le cas de Paris La Défense qui y présente cinq projets majeurs :

Dans la lignée de ce qui a été mené dès 2010 avec l’éco-quartier Hoche, l’établissement travaille à l’aménagement raisonné de l’éco-quartier des Groues à Nanterre avec la gestion de l’eau comme volet central. « Parmi les axes du projet – mobilités douces, végétalisation, diversité des usages – il est prévu une gestion à la source de la pluie quotidienne et, quand cela est possible, des pluies plus importantes pouvant tomber tous les cinquante ans, en particulier dans le secteur Hanriot au nord de la ZAC », explique Estelle Citerne, qui travaille à la direction des Projets urbains, sur ce futur éco-quartier où se mêlent logements, commerces, équipements de loisirs et services publics. « Cela implique, par exemple, des espaces de pleine terre, richement plantés, qui infiltrent les eaux de pluies » ajoute-t-elle. « Ils évitent de surcharger les réseaux et les stations d’épuration, notamment en cas de très fortes précipitations.

Ils contribuent par ailleurs à la diversité des milieux, et celle de la faune et de la flore qui leurs sont associées. Enfin, ces espaces de pleine terre apportent du confort aux usagers en valorisant le parcours de l’eau et en fournissant des îlots de fraîcheur. »

Autre levier d’action : les prescriptions adressées aux opérateurs immobiliers sélectionnés par Paris La Défense, en lien étroit avec la Ville de Nanterre, déjà très rigoureuse en la matière. « Nous demandons aux promoteurs d’infiltrer les pluies à l’échelle de chaque lot immobilier. Cela passe, là encore, par une part importante de pleine terre ou par la création de bassins végétalisés d’infiltration des eaux à ciel ouvert dans les cœurs d’îlot.

Il s’agit aussi de désimperméabiliser des zones déjà urbanisées en créant des espaces verts », commente Estelle Citerne. Plusieurs partenaires accompagnent Paris La Défense dans cette démarche : les concepteurs des espaces publics (agences de paysage TER, In Situ et bureaux d’études comme ATM ou Magéo), la Ville de Nanterre (futur gestionnaire du quartier des Groues) et l’agence de l’eau Seine-Normandie. Autant d’acteurs et d’experts essentiels pour tenir cette immense et noble ambition : préserver l’or bleu.

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